Philippe Carrese

Crobards&Coloriages, le livre

Sortie du recueil de dessins autour des municipales 2014 à Marseille

couverture-carrese-crobards-et-coloriages-100-jours-dengatses

chez 1961 digitaledition

Série limitée à 300 exemplaires, dont 200 numérotés et signés.

0017895-sq-fb-carrese-signature

Soirée de présentation VIP Mercredi 21 Mai, chez CUT&MIX, 66 rue Sainte, 13001, Marseille, 19h

Rencontres, mai et juin…

Rencontres et signatures autour des romans « Virtuoso Ostinato », « Enclave », « Les Veuves Gigognes », aux éditions de l’Aube.

10250077_10152345199658442_7822914796307780330_n

samedi 26 avril, café/dédicace maison… Achetez les romans dans la librairie de votre choix, apportez votre livre, l’auteur vous offre le café et dédicace en live. Marseille, 1 rue de la clinique, 13004… portes ouvertes entre 14h et 15h30

vendredi 2 mai, rencontre à la librairie du Mucem (Marseille) autour du roman collectif  : « Marseille noir ».

samedi 3 mai, séance de signatures à la librairie Prado Paradis, 15 Bd de Mazargues, 13008, entre 16h et 19h

lundi 12 mai, rencontre au Mucem (Marseille), 19h, autour du roman « Virtuoso Ostinato »

mercredi 21 mai, présentation du recueil de dessins de presse « cent jours d’engatses », autour de la campagne des municipales 2014 à Marseille, aux éditions 1961digitaledition. Soirée chez CUT&MIX, 66 rue Sainte, 13007 Marseille.

« Enclave » & « Les Veuves Gigognes », rééditions.

Réédition des deux romans : « Enclave » (paru chez Plon en 2009) et « Les Veuves Gigognes » (paru chez Fleuve Noir en 2005) aux éditions de l’Aube.

993-carrese-couv 990-carrese-veuves-gigognes-couv

Format poche, sortie le 18 avril 2014

Virtuoso Ostinato, le virtuose obstiné

Italie, 1911… Dans un village perdu de la montagne lombarde, Volturno Belonore règne en maitre sur sa tribu et son village. Persuadé de détenir un filon inestimable sous un de ses terrains, le patriarche va plonger ses trois fils dans une quête impossible et dévastatrice pour la petite communauté de San Catello.

Italie, 1930… Marzio Belonore revient pour la première fois en Italie depuis son adolescence, depuis qu’il a fui l’enfer familial et la tyrannie de son père. Marzio est devenu un concertiste de renommée européenne. Dans les coulisses de la Scala de Milan, en attendant son entrée en scène, il se remémore le parcours long et tumultueux qui l’a mené là, son exil en France, son apprentissage passionné de la musique, sa survie dans les tranchées de la grande guerre, son amour pour Ofelia, la deuxième femme de son père. Ses désillusions, aussi…

987-carrese-virtuoso-ostinato-couv

Virtuoso Ostinato, aux éditions de l’Aube. Sortie le 18 avril 2014.

Crobards de campagne… Le livre.

Ci-dessous, une sélection des meilleurs crobards du suivi de la campagne électorale 2014…

50nuances

Image 1 de 22

La souscription pour le livre-recueil des dessins des 100 jours de la campagne est ouverte jusqu’à la mi-avril. Réservez votre ou vos exemplaires dès à présent. Un livre édité par 1961digitaledition.

Réédition numérique… Trois jours d’engatse, etc

Retrouvez mes premiers polars en réédition numérique chez 1961digitaledition

149703_500510633304810_608490364_n

Trois Jours d’Engatse, Conduite Accompagnée, Graine de Courge, pour moins de 4 euros, en téléchargement

C’est comme le piano…

mairiepour-site-6-sur-10

La démocratie, c’est comme le piano…

Résumé de l’épisode précédent : un billet de mauvaise humeur « J’ai plus envie » destiné à un petit journal sympathique, Mars Mag, entouré d’un dessin humoristique et d’autres articles souriants, sort en juin 2006. Tout le monde s’en fout. Le journal met la clef sous la porte deux mois après dans l’indifférence générale (pas à cause de l’article, il aurait plus manqué que ça…). Cinq ans plus tard, ce texte ressort va savoir comment et par qui, et fait le tour du net en prenant l’aspect d’un brulot politique qu’il n’était absolument pas au départ.

A la base, ce texte est très personnel et relate mon désarroi. C’est écrit à la première personne, et c’est juste moi qui liste tout ce qui me gonfle dans cette ville à la dérive, ce qui était le sujet usuel de ma petite chronique habituellement drôle mais plus du tout ce jour-là. Donc, cinq ans plus tard, de nombreux Marseillais se le réapproprient, ça circule de boites à mails en blogs énervés. C’est vrai, mes mots tentent de relater les problèmes qui rongent notre quotidien marseillais, sans concession. Brutal. Douloureux. Agaçant. Mais ce n’est qu’à partir d’un énoncé précisément posé qu’on ne peut s’attaquer à résoudre un problème. Le journal La Provence fait un très intéressant sujet sur le buzz en juillet 2011 qui, hasard total, coïncide avec l’affaire du parking Vinci de la Porte d’Aix. « J’ai plus envie » continue de circuler, dans tous les sens, les bons comme les mauvais. Les réactions que je reçois sont souvent réconfortantes, parfois bouleversantes. Quelques fois énervantes aussi, voire insupportables lorsque la droite nauséabonde en profite pour venir y dégueuler son fiel.

J’ai longtemps hésité à écrire une suite, en grande partie à cause de toutes ces récupérations désastreuses. Je n’avais plus envie de voir mes textes instrumentalisés par les charognards. Inutile de rajouter la haine à l’exaspération. Comme je n’avais plus envie non plus de voir mes questionnements légitimes d’utilisateur d’une ville en panne galvaudés par quelques naïfs qui n’ont de Marseille qu’une vision idyllique voire exotique mais tellement lointaine de notre quotidien. L’angélisme est illusoire. Dangereux, même. La réalité nous saute à la gueule dès qu’on remet un pied dans le chaudron marseillais. Elle parait caricaturale tant qu’on n’y est pas confronté physiquement, c’est une des grandes difficultés. Mais, sept ans après mon premier coup de gueule, les problèmes de paupérisation, d’insalubrité et d’incivisme existent toujours.

Comme la plupart des Marseillais qui aiment leur ville et qui la voient se déliter, je ressens une impression de gâchis. Et c’est insupportable. Qu’est-ce qui nous manque ? Cette rade unique pourrait être un petit paradis, Lire la suite…

Le Bal des Cagoles… réédition !

LE BAL DES CAGOLES reparait aux éditions « L’écailler »…

le-bal-des-cagoleslight

Le Bal des Cagoles, précédemment paru aux éditions Fleuve Noir en 2000, prix polar SNCF en 2001, est à nouveau en librairie à partir du 20 janvier 2012.

le-bal-des-cagoles-4-de-couv-pdf

Marseille, manuel de survie

Dans toutes les bonnes librairies, et dans les postes de premiers secours…

couv-survie

Un guide écrit par Jean Laurent Cassely, illustré par Philippe Carrese

parution octobre 2011… aux éditions Les Beaux Jours

Parano & Angelo

Chronique parue dans « L’express » du 17/10/2011

Parano et Angelo (fable maritime marseillaise)

Parano et Angelo sont dans un bateau. Ça tombe bien, la marine, on connaît bien le sujet, chez nous, à Marseille. Donc Angelo et Parano…

À tribord (sur la droite, si tu es pas habitué à la sémantique navale), Parano s’agite, se désespère, râle, se prépare à la mutinerie générale, au sabordage du siècle. Parano a peur, de tout. C’est sa philosophie, son fond de commerce. Et il s’est pris à son propre jeu, il n’ose plus mettre un pied sur le pont désert, de peur d’apercevoir d’hypothétiques pirates (des Maures, surtout… terribles, les Maures) rodant à quelques encablures du navire. Parano a les yeux plutôt braqués vers les bassins de la Joliette que sur Malmousque (normal, y’a moins de Maures à Malmousque).

À bâbord (sur la gauche, donc…), Angelo observe avec une attention bienveillante les soutiers qui se démènent dans les cales, ils sont tellement exotiques. L’histoire du bateau a été écrite autour de ces passagers embarqués au fil des escales. Sauf que les générations précédentes sont arrivées à force de patience et de travail à occuper un transat au soleil sur les ponts supérieurs. Ceux d’aujourd’hui n’y ont plus accès. Dans la cale, c’est une jungle sauvage (c’est pas un terme maritime, tu peux remplacer par « bordel », si tu veux). Lorsque, pour ne pas culpabiliser, il contemple la rive, Angelo regarde plutôt vers Malmousque. Normal, il y habite (je te l’ai déjà dit, y’a moins de Maures à Malmousque).

L’embarcation dérive au milieu d’une des plus belles rades du monde (sans déconner, Marseille est vraiment une des plus belles rades du monde). L’équipage, les fesses serrées, la main sur les bouées, attend la prochaine tempête pour tenter de comprendre le sens du vent. Ils devraient anticiper, ils sont sur le pont pour ça, en principe. On les sent plus affairés à se réserver des canots de sauvetage qu’à veiller au bon déroulement de la navigation. La coque est endommagée, par manque d’entretien, par négligence, par méconnaissance. Ça fuit de tous les bords. Il faudrait commencer par écoper, mener le navire au carénage. Trop onéreux. Le cercle est vicieux : les passagers ne paient pas assez cher mais les tarifs des croisières sont bas à cause de l’état du bâtiment (vicieux, je te dis). Mais qu’on se rassure, le Bosco (tu peux remplacer Bosco par Préfet de Police, ça marche pareil) a été viré. Un officier marinier tout neuf est à la manoeuvre. On le virera au prochain matelot qui tombera à l’eau, c’est pas un soucis

Las, le capitaine s’accroche au bastingage. Il y a cru, il s’est laissé déborder par la rude réalité, il a perdu le cap. Les matelots invoquent l’histoire : le bâtiment flotte tant bien que mal depuis vingt-six siècles, pourquoi coulerait-il aujourd’hui ? Du fond des cales aux cabines de luxe, les passagers se sentent abandonnés. Du plus haut pont aux dernières coursives, tous sont plombés par le déficit d’ambition, le manque d’enthousiasme et l’absence de visibilité.

Parano s’agite, Angelo s’indigne, ils gênent à la manoeuvre… L’angélisme, la paranoïa… La réalité est tellement plus complexe. Vu du quai, difficile de se rendre compte. Mieux vaut vivre à bord pour apprécier l’enchevêtrement des problèmes, s’y retrouver dans l’empilement de ce mille-feuille infernal de chausse-trappes, faire la part des égos, des pouvoirs, des réseaux, cerner les petites arnaques entre corsaires, découvrir les gros arrangements entre flibustiers. Qui redonnera le bon cap ? Qui règlera les mutineries qui pointent ? Qui enseignera la navigation aux nouveaux arrivants ? Parano et Angelo sont sur leur bateau, vivement qu’ils tombent à l’eau. Et que ce navire respectable puisse repartir croiser sur les eaux troublées d’un monde moderne en pleine mutation.

Philippe Carrese, octobre 2011

iuyv001